Un ami algérien que je remercie m’écrit :
Noureddine
Hier à 22:30
Elle n'est pas encore finie... disait Mr René K. que je salue au passage en allusion à la guerre en Algérie, en effet les plaies sont encore béantes.
Mon oncle paternel et maternel ont été tués par l'occupant, beaucoup d'autres ont perdu des êtres chers et comme disait le Cheikh Bouamama qui est natif de ma région : "Si un jour vous passez devant ma tombe et que vous entendez le crépitement des balles sachez que je suis toujours en guerre contre l'occupant Français"
Paix à vous, à M. Dandelot, à Cros Jacques pour vos prises de positions courageuses et qui vous honorent vraiment.
Joyeuses fêtes
Un ami Algérien
Sujet : "publication témoignage" envoyé par cyrille pitois (cyrille.pitois@finance-mag.com) le mardi 20 décembre 2022 à 11:50
à Monsieur Michel Dandelot La rédaction d'Aqui se réjouit de l'intérêt suscité par l'article publié sur notre site Aqui.fr consacré au témoignage de René Knégévitch. Toutefois vous n'avez demandé aucune autorisation ni à l'auteur ni au support avant de le reproduire. Notre média est réalisé par des journalistes professionnels. Il n'y a aucun problème à diffuser des liens vers notre site. En revanche je vous demande de retirer les copiés-collés qui nuisent à notre modèle économique et s'assoient sur les principes de la propriété intellectuelle. Si toutefois vous ne modifiez pas vos publications et le contenu de vos réseaux sociaux, nous nous réservons la possibilité d'engager toutes les poursuites prévues par la loi. Recevez l'expression de nos cordiaux sentiments.
Cyrille Pitois, directeur des rédactions Keyop médias

Je ne diffuserai aucun lien vers votre site, car je supprime votre article, il y a bien d’autres lieux plus agréables pour connaître « la guerre d’Algérie » de René Knégévitch. A mes 1500 lecteurs chaque jour je leur demande d’ignorer le média dont le directeur est M. Cyrille Pitois.
Michel Dandelot
Allonnes. Un livre pour
« se délivrer de la honte »

« Quand il neigeait sur le Djebel Amour », de René Knégévitch.
Plus de soixante ans après la guerre d’Algérie, d’anciens combattants tiennent encore à témoigner de ce qu’ils ont vécu. C’est le cas de René Knégévitch qui fut enseignant en Sarthe et principal adjoint au collège Kennedy.
La sortie récente de son livre Quand il neigeait sur le Djebel Amour apporte, comme le souligne l’Allonnais, Clément Mazier, « un témoignage historique, vivant et poignant d’un jeune appelé, envoyé en Algérie pour faire du maintien de l’ordre et se trouve à son corps défendant mêlé à une sale guerre ».
« Libérer la parole »
Des notes rédigées sur des pages coupées en deux et dispersées dans ses vêtements entre 1959 et 1960 lors de son parcours d’appelé, René Knégévitch tire un récit fait de chroniques évoquant l’origine du conflit, l’engrenage de la violence, la honte des actes commis, la peur et la mort, mais aussi un apaisement au contact de la nature et de l’humanité du peuple algérien pauvre.
Joint par téléphone, René Knégévitch confie : « Cette guerre a été vécue différemment en fonction des endroits et des officiers. Comme je le constate lors de rencontres avec d’anciens d’Algérie, ils ont un besoin d’exprimer ce qu’ils ont vu et vécu. Le livre fait œuvre utile en permettant de libérer la parole et se délivrer de la honte d’avoir participé à des choses peu glorieuses. Certains pleurent encore en évoquant les tortures ». Il ajoute : « Malgré tout, il y avait assez de volontaires pour faire ce que je refusais. »
Quand il neigeait sur le Djebel Amour, sorti aux Éditions Amalthée dans la série Portraits de vies, est disponible à la médiathèque d’Allonnes et en vente dans les librairies.
Conférence de René KNEGEVITCH
autour de son livre
« Quand il neigeait sur le Djebel Amour... »

"Je sais ce que je vais trouver en Algérie mais j'y pars néanmoins avec une certaine curiosité et la volonté de pouvoir être militant de l'Homme, malgré l'étau militaire et la perte de ma liberté d'expression. Savoir mais aussi voir constitue ma disposition d'esprit." Au travers de son journal de bord, tenu entre 1959 et 1960 en plein coeur de la guerre d'Algérie, René Knégévitch nous présente son parcours d'appelé sursitaire, affecté au 403e R.A.A., à Aflou, dans le Djebel Amour.
De cette guerre violente découle un témoignage violent. Lorsque le quotidien est rythmé par des ratissages, des accrochages, des sévices, la torture, mais aussi par la peur et la mort, que reste-t-il pour un humaniste pacifiste ? Sans tabou, l'auteur nous livre ses émotions et ses réflexions tandis que le djebel tonne et que le sang coule. Un récit nécessaire et intime qui offre un regard de l'intérieur sur la guerre qui a bouleversé l'Algérie.
Brive le 13 novembre 2021, organisé par le Mouvement de la Paix de Corrèze et Peuple et Culture Corrèze attention : sur la diapositive de présentation, il y a une erreur de date puisque la vidéo a bien été prise le 13 novembre 2021.