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Aucun président de la République avant Macron n’aurait eu cette idée partisane (si elle est confirmée) que vous allez pouvoir prendre connaissance

 

Aucun président de la République avant Macron n’aurait eu cette idée partisane (si elle est confirmée) dont vous pouvez prendre connaissance ci-dessous, avec la complicité de sa secrétaire d’État auprès du ministre des armées chargée des anciens combattants et de la mémoire, Patricia Mirallès fille de rapatriés d'Algérie… c’est d’ailleurs pour ces derniers seulement qu’elle agit… 

Michel Dandelot

Aucun président de la République avant Macron n’aurait eu cette idée saugrenue (si elle est confirmée) que vous allez povoirprendre connaissance

 

Délocalisation du mémorial national

 de la guerre d'Algérie et des combats

 du Maroc et de la Tunisie

16e législature

Question écrite n° 06131

 de M. Jean-Marie Janssens  

(Loir-et-Cher - UC)

publiée dans le JO Sénat du 06/04/2023 - page 2273

M. Jean-Marie Janssens attire l'attention de Mme la secrétaire d'État auprès du ministre des armées, chargée des anciens combattants et de la mémoire sur la délocalisation du mémorial national de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie, du quai Branly à la nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette située à Ablain-Saint-Nazaire (Pas-de-Calais).
En effet, par un appel du chef de cabinet, conseiller spécial de la secrétaire d'État, en charge de la mémoire et des anciens combattants, le président de la fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie (FNACA) a appris cette décision prise unilatéralement par le Gouvernement, sans concertation avec les anciens combattants. Cette délocalisation fait naître de légitimes craintes au sein de la fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie (FNACA) de voir disparaître la cérémonie d'hommage national qui se tenait jusqu'à présent à Paris chaque année. Depuis la promulgation de la loi n° 2012-1361 du 6 décembre 2012 relative à la reconnaissance du 19 mars comme journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc, la cérémonie du 19 mars, qui permet aux adhérents de commémorer chaque année le souvenir des 26 000 soldats morts pour la France, est un temps mémoriel essentiel pour notre Patrie et il semblerait inconcevable de la voir réduite voire menacée de disparition. Il souhaite donc connaître la position du Gouvernement sur ce sujet et s'il entend rétablir la cérémonie devant le mémorial national des anciens combattants en Afrique du Nord, quai Branly.

En attente de réponse du Secrétariat d'État auprès du ministre des armées, chargé des anciens combattants et de la mémoire.

SOURCE : Délocalisation du mémorial national de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie - Sénat (senat.fr)

 

Pour la "Pied-Noir" Mirallès...tout avait

commencé le 15 octobre 2022

sur mon blog

Aucun président de la République avant Macron n’aurait eu cette idée saugrenue (si elle est confirmée) que vous allez povoirprendre connaissance

Patricia Mirallès et les victimes

de la guerre d'Algérie

 Un communiqué de Jean-François Gavoury

   Patricia Mirallès et les victimes de la guerre d'Algérie *** Un communiqué de Jean-François Gavoury

2018

APPEL FINAL DU 33ème CONGRèS NATIONAL DE LA FNACA à MARSELLE. « Le 33ème congrès national de la FNACA a rassemblé plus de 800 personnes au Palais des congrès de Marseille, du 12 au 14 octobre 2018.

La séance de clôture était présidée par Mme Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées. Ce congrès s’est terminé sur l’emplacement de l’ancien camp Sainte Marthe, d’où sont partis des centaines de milliers de soldats pour l’Afrique du Nord, dont près de 30 000 ne devaient jamais revenir. 

Chaville, 15 octobre 2022.

L’agenda de Madame Patricia Mirallès, secrétaire d'État auprès du ministre des Armées, chargée des Anciens combattants et de la mémoire, ne comporte pas l’annonce de sa participation, demain matin à Chambéry (Savoie), à la séance de clôture du 34e congrès national de la Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie (FNACA).

On n’ose croire à sa défection, car boycotter un tel événement pourrait s’analyser à la fois comme un camouflet infligé aux appelés du contingent ayant survécu à leur service militaire effectué en Algérie et comme un sacrilège commis à l’égard de la mémoire de ceux qui y sont tombés, frappés à mort.

Certes, Madame Patricia Mirallès affiche volontiers sa proximité avec les rapatriés d'Algérie (certains d'entre eux en tout cas !) et les harkis : bref, les partisans de l'Algérie française.

Mais elle ne saurait donner à penser que le chef de l'État a trouvé encore moins impartiale que Geneviève Darrieussecq pour présider aux destinées de la Mémoire des victimes de la guerre d'Algérie de ce côté-ci de la Méditerranée.

Et l’on veut croire que l'hommage national prévu le 18 octobre dans le cadre du 60e anniversaire de la fin de ce conflit sera l'occasion pour Monsieur Emmanuel Macron d'évoquer enfin le souvenir de l'ensemble des victimes de l'OAS, ce qui constituera un geste ultime, authentique et exemplaire de concorde mémorielle.

Tel est le sens du message (cf. article ci-après) que je souhaite faire passer demain, d’une manière ou d’une autre - publiquement ou en privé - à la ministre Patricia Mirallès.

Jean-François Gavoury

Aucun président de la République avant Macron n’aurait eu cette idée saugrenue (si elle est confirmée) que vous allez povoirprendre connaissance

 

Combattre celles et ceux qui exaltent publiquement la mémoire des criminels de l'OAS, s’opposer aux revanchards de l’Algérie française qui, le 26 mars et le 5 juillet de chaque année, quai Branly à Paris, accaparent le Mémorial national voué à la célébration des Morts pour la France durant la guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie relève d’un devoir patriotique.

C’est, en effet, répondre à l’appel de notre hymne national à dénoncer les « complices de Bouillé ».

C’est également faire justice aux appelés du contingent, aux militaires de carrière, aux membres des forces de police et de gendarmerie assassinés par l’OAS et reconnus Morts pour la France.

C’est, enfin et surtout, s’inscrire dans la jurisprudence issue de la décision du Conseil d'État du 14 novembre 2011 aux termes de laquelle une stèle commémorative dédiée à l’OAS, en tant qu’elle manifeste une prise de position politique et procède à l'apologie de faits criminels, n’a pas sa place sur le domaine public sauf à en consacrer un usage de nature à entraîner des troubles à l'ordre public.

Ceux qui - civils, militaires, élus, magistrats, fonctionnaires - ont défendu jusqu’au sacrifice suprême les institutions et les valeurs de la République ne sauraient demeurer plus longtemps les damnés de la mémoire, les réprouvés de l’histoire de la guerre d’Algérie.

Le devoir des administrations et services en charge des Anciens combattants et de la Mémoire consiste, sous l’autorité de Madame la Secrétaire d'État auprès du ministre des Armées, à en honorer le souvenir au même titre que l’ensemble des autres catégories de victimes militaires et civiles de ce conflit.

Jean-François Gavoury
Pupille de la Nation
Orphelin de guerre
Président de l’Association nationale pour la protection
de la mémoire des victimes de l’OAS (ANPROMEVO)
 

Aucun président de la République avant Macron n’aurait eu cette idée saugrenue (si elle est confirmée) que vous allez povoirprendre connaissance

Le 19 mars 2023 " la pied-noir Mirallès " était à Notre-Dame-de-Lorette

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C'était son idée et son second avertissement

(9) Watch | Facebook

 

Et puis arriva le 26 mars 2023

Les noms des victimes

du 26 03 62 n’ont pas leur place au Mémorial

réservé aux soldats « Morts pour la France »

 

  Les noms des victimes du 26 03 62 n’ont pas leur place au Mémorial réservé aux soldats « Morts pour la France »

 

On pensait que tout avait dit sur la tentative d’insurrection fomentée par l’OAS le 26 mars 1962 à Alger, depuis la communication d’Alain Ruscio faite le 17 mars 2012 au colloque organisé à Évian pour le cinquantenaire des accords (1).

Mais un témoignage inédit est en opposition à la description du quartier de Bab el Oued prétendument transformé en ghetto par l’armée française et dans lequel agoniseraient des Européens affamés. Or cette victimisation démesurée servit à justifier l’appel au secours lancé par l’OAS le 26 mars 1962. Un document d’archive révélé depuis peu précise les onze emplacements des tirs hostiles dirigés contre les forces de l’ordre qui se sont alors trouvé en état de légitime défense. Du début jusqu’à la fin tragique de cette journée, Achard le civil et Vaudrey le militaire, appliquant l’instruction numéro 29 de l’ex-général Salan, portent l’entière responsabilité des morts français du 26 mars 1962 rue d’Isly.

La manipulation

C’est un tract aux accents tragiques, distribué dans la matinée du lundi 26 mars, qui va pousser les Algérois à voler coûte que coûte au secours des habitants de Bab el Oued, avec les conséquences que l’on sait : une cinquantaine de morts et près de 150 blessés français.

On prête à l’ex-colonel Roland Vaudrey la rédaction du tract. Il fut l’ancien adjoint du colonel Godard à l’action psychologique au sein de la 10e division parachutiste. Condamné à 10 ans de prison pour sa participation au «complot de Paris» pendant le putsch d’Alger, il s’évade de la prison de la Santé où il est détenu, rejoint Alger où Godard le place à la tête de l’OAS « Alger Sahel » territorialement définie pendant la « bataille d’Alger ». Le binôme de 1957 exerce en 1962 ses talents de manipulateur, mais sur la population européenne cette fois. Vaudrey est décrit comme un homme « révolté, hargneux, emporté par sa haine de de Gaulle plus que par son désir de sauver l’Algérie (2) ».

 

Tract T.Z. 109 de la zone Alger-Sahel de l’OAS 

Halte à l’étranglement de Bab-el-Oued

Une opération monstrueuse, sans précédent dans l’histoire, est engagée depuis trois jours contre nos concitoyens de Bab-el-Oued. On affame cinquante mille femmes, enfants, vieillards, encerclés dans un immense ghetto, pour obtenir d’eux par la famine, par l’épidémie, par « tous les moyens » ce que le pouvoir n’a jamais pu obtenir autrement : l’approbation de la politique de trahison qui livre notre pays aux égorgeurs du FLN qui ont tué vingt mille Français en sept ans. La population du Grand Alger ne peut rester indifférente et laisser se perpétrer ce génocide. Déjà, un grand élan de solidarité s’est manifesté spontanément par des collectes de vivres frais.

Il faut aller plus loin : en une manifestation de masse pacifique et unanime, tous les habitants de Maison-Carrée, de Hussein-Dey et d’El-Biar rejoindront ce lundi, à partir de 15 heures, ceux du centre pour gagner ensemble et en cortège, drapeaux en tête, sans aucune arme, sans cri, par les grandes artères, le périmètre du bouclage de Bab-el-Oued.

Non les Algérois ne laisseront pas mourir de faim les enfants de Bab-el-Oued. Ils s’opposeront jusqu’au bout à l’oppression sanguinaire du pouvoir fasciste.

Il va de soi que la grève sera générale à partir de 14 heures.

Faites pavoiser.

 

 

Ce tract ne correspond en rien à la réalité décrite par deux témoins du déroulement des faits. Le premier témoignage, publié sur un site animé par des héritiers spirituels de l’OAS (3), est celui d’un extrémiste de l’Algérie française, celui d’un partisan obstiné de l’OAS et de ses crimes (4). Il ne peut donc pas être suspecté d’avoir la moindre réserve envers les adeptes du poignard, de la mitraillette et du plastic. Chef de clinique des hôpitaux d’Alger, ce chirurgien assurait le service de garde du 23 au 26 mars 1962 à la clinique Durando, établissement de soins privé appartenant aux frères Gilbert et Roger Chiche, situé avenue Durando, à l’intérieur du périmètre de Bab el Oued bouclé par l’armée française.

 

Un témoignage inédit

 

 

 

Ce qui me trouble, c’est que l’affaire de Bab-el-Oued était terminée depuis le samedi 24 au soir ! […]. Le dimanche matin, les copains qui étaient dans la clinique et moi, nous sommes allés à pied traîner dans les rues […]. Dans la journée du dimanche, le professeur Bourgeon et le professeur Goinard note 5 sont venus à la clinique pour se rendre compte de la situation. Ils nous ont aidés à faire évacuer par les ambulances des pompiers des membres de l’OAS qui s’étaient réfugiés à la clinique, dont le « capitaine » Achard à qui j’avais fait sous anesthésie locale une petite cicatrice cutanée d’appendicectomie !!! La Croix Rouge est arrivée avec des vivres vers la fin de la matinée ! Bref, le bouclage était en train de se lever ! Alors pourquoi cette manifestation tardive et inutile qui a coûté tant de sang et de larmes ?

[…] Le dimanche 25, la ville paraissait calme et nous sommes allés visiter les autres quartiers […]. Mgr Duval s’est fait conduire dans le quartier afin de visiter les populations de Bab-el-Oued et leur apporter son réconfort religieux […].

Naturellement, dès qu’il a été reconnu, il a été hué et a prudemment rebroussé chemin […]. Lundi 26, nous nous sommes réveillés dans une ville silencieuse. Des patrouilles circulaient mais il nous a été encore possible de nous promener dans les rues […]. 

 

Le 22 mars 2009, le même témoin publie à nouveau le récit de ce qu’il avait vécu 47 ans auparavant les 23, 24, 25 et 26 mars 1962 (6) :

 

 

Dimanche 25 mars : La ville paraissait calme et nous sommes allés visiter les autres quartiers. Il semblait ne plus y avoir de gendarmes dans la ville. Nous sommes allés rue Léon Roche, jusqu’à l’immeuble dit « le barrage » […] Le Lundi 26, nous nous sommes réveillés dans une ville silencieuse. Des patrouilles circulaient, mais il nous a encore été possible de nous promener dans les rues, et de visiter certains immeubles […].

 

 

L’auteur persiste dans sa description de Bab-el-Oued très différente des versions dramatiques du tract. Son rédacteur ne peut être suspecté d’une quelconque bienveillance envers les autorités civiles et militaires d’Alger puisque, même dans l’exercice de ses fonctions, il n’hésite pas à pratiquer un acte pseudo-chirurgical visant à protéger l’une des figures les plus hideuses de l’OAS, Jacques Achard, qui s’est vanté d’avoir obtenu le maintien de Mouloud Feraoun sur la liste des six dirigeants des Centres sociaux éducatifs massacrés le 15 mars 1962, dix jours avant l’épisode de la rue d’Isly. Quant au président du Conseil de l’Ordre des médecins, il se rend complice d’aide aux terroristes de l’OAS.

Un autre témoignage, anonyme celui-là, va dans le même sens que le précédent (7) :

 

 

24 mars. Seules les femmes peuvent sortir de 8 à 9 heures le matin pour faire leurs courses. L’après-midi nous bravons le couvre-feu. Les gendarmes ne sont pas partout. Un corbillard arrive dans le quartier, dans le cercueil, du pain remplace le mort. Il est distribué aux familles, cadeaux des boulangers de Saint-Eugène.

 

 

Il est clair que le ghetto n’en n’est pas un, que le bouclage n’est pas hermétique, qu’il est possible d’entrer dans Bab-el-Oued et qu’on peut aussi en sortir comme le feront tous les commandos de l’OAS avec la complicité active de médecins et de militaires chargés du « bouclage ». La fouille collectera 579 armes de chasse, 34 fusils de guerre, 9 pistolets mitrailleurs, 263 grenades, 5 postes émetteurs-récepteurs, 100 kg d’équipement radio et plus de 2 tonnes d’équipements militaires divers (8). Les habitants ne manquaient ni de pain ni d’armes.

Les responsables de l’OAS appellent à secourir des habitants prétendument victimes d’un génocide, affamés dans leur quartier encerclé, alors qu’en réalité le bouclage est levé depuis au moins 48 heures et que même les médecins de garde trouvent le temps d’aller à pied traîner dans les rues pour meubler leur inoccupation professionnelle.

Pour exciter la population, l’ex-colonel Vaudrey, le spécialiste de l’action psychologique, dénonce une fausse agression sanguinaire du pouvoir fasciste, qui serait responsable d’une opération monstrueuse, de créer un ghetto, d’installer la famine, de répandre l’épidémie, de se livrer à un génocide, à faire mourir de faim cinquante mille femmes, enfants, vieillards. Or, d’après le témoignage du service médical de garde, tout cela est un faux grossier, monté de toute pièce.

Mais à Alger, plus c’est gros et plus ça marche puisque c’est l’OAS, la Toute Puissante, qui le dit, elle qui frappe où elle veut, qui elle veut, comme elle veut. L’OAS voit tout, sait tout pour reprendre les slogans barbouillés sur les murs de la ville rendue folle.

Cette manifestation de type insurrectionnel a bien été échafaudée par l’OAS du début jusqu’à la fin délibérément meurtrière, en application de l’instruction numéro 29 donnée le 23 février 1962 par l’ex-général Raoul Salan, chef suprême de l’Organisation : « Sur ordre des commandements régionaux, la foule sera poussée dans les rues. » L’ex-sous-préfet Achard, responsable civil de Bab el Oued, et l’ex-colonel Vaudrey, responsable militaire de la région Alger Sahel, vont pousser la foule dans les rues d’Alger en accroissant à l’extrême le climat révolutionnaire dans la capitale. Emploi systématique du feu sur les unités de gendarmerie et les CRS : 11 armes automatiques ont fait feu sur les forces du maintien de l’ordre. La manifestation est interdite mais il faut rechercher à entraîner la population à s’opposer aux consignes et aux décisions de l’autorité d’Alger.

Salan a été obéi.

La preuve par l’archive

En dehors des inconditionnels de l’Algérie française, il est admis que les premiers coups de feu qui ont déclenché la fusillade ont bien été tirés par un membre de l’Organisation qui avait d’ailleurs prépositionné d’autres tireurs sur le trajet de la manifestation.

Dès 1973, des précisions sur ce point ont été fournies par le général Pierre Goubard, Le 26 mars 1962 le colonel Goubard commande le 4e régiment de tirailleurs. Ouvertement partisan de l’Algérie française ce colonel sera chargé par le général Challe, lors du putsch d’avril 1961, de convaincre son supérieur, le général Arfouilloux, de rejoindre les putschistes. Il est opposé à ce que soit confié à ses soldats le maintien de l’ordre dans Alger, mais trois compagnies du 4e RT en seront pourtant chargées sur décision de l’état-major. Goubard n’apprécie pas et reste dans son PC sur les Hauts Plateaux pendant que se déroulent les événements que lui relateront ses hommes une fois rentrés au PC du régiment à Berrouaghia.

Il les rapportera dans un article publié dans Historia Magazine, 1973, numéro 361, p. 3076-3083 :

 

 

Il est 15 h 10. Une rafale éclate et le sergent, stupéfait, voit deux civils, dont l’un est touché à la tête, s’écrouler à ses pieds […]. La rafale est partie d’un FM mis en batterie au dernier étage du 64, rue d’Isly […]. Simultanément, comme au signal de la première rafale, d’autres armes se dévoilent, rue d’Isly, rue Chanzy, rue Alfred-Lelluch, boulevard Carnot […]. Un FM, du haut des derniers étages du 22, rue Chanzy, prend la rue en enfilade où civils et tirailleurs sont touchés par les mêmes coups. Une grenade – les tirailleurs n’en sont pas pourvus – est tombée rue d’Isly… une autre atterrit rue Chanzy. Elles font le vide autour d’elles.

 

 

Le plan détaillé qui complète le récit circonstancié indique l’emplacement des tirs hostiles, des jets de 4 grenades, des commandants de compagnie, des véhicules militaires, etc.

En 1990, Yves Courrière apporte les précisions suivantes :

 

 

Le capitaine Gilet, commandant la 5e compagnie du 4e régiment de tirailleurs, arrive en renfort par la rue de Chanzy avec ses tirailleurs. Il est 14 h 45. Soudain, une rafale de FM claque sur la gauche du lieutenant Ouchène, rue d’Isly.

— On nous tire dessus, crie celui-ci dans son émetteur récepteur.

Je riposte ?

— Affirmatif, répond le capitaine Techer […].

Ouchène a repéré deux armes automatiques, des FM, qui tirent en feux croisés des étages supérieurs de l’immeuble 64, rue d’Isly. Mais il n’y a pas que ces armes qui tirent dans la foule, sur les militaires […]. C’est l’enfer, on tire de partout. De tous les barrages des tirailleurs, des immeubles, des toits, des terrasses, de la foule aussi. Des grenades explosent […] (9).

 

 

Le 25 juillet 2019, le site « Histoire coloniale et postcoloniale » (histoirecoloniale.net) reproduit l’article de Rémi Kauffer : « Vers 15 heures, des coups de feu éclatent. Les tirailleurs ripostent aussitôt ». Le Petit Larousse définit le verbe riposter par : « se défendre ».

Benjamin Stora écrit en 2022 : « Jean Lacouture raconte : À 14 h 45, une rafale de fusil-mitrailleur claque en direction de la troupe, du balcon du 64 de la rue d’Isly. On nous tire dessus lance dans son émetteur récepteur le lieutenant Ouchène Daoud (10). »

Il ressort des différentes relations de ce massacre que c’est bien le fusil-mitrailleur embusqué au 64 rue d’Isly qui a tiré en premier en direction des tirailleurs. Ceux-ci ont alors riposté, car ils étaient placés en état de légitime défense. Il faut préciser que le 4e RT avait été engagé dans le bouclage de Bab el Oued les jours précédents et qu’il avait essuyé des tirs venant des balcons et des terrasses tenus par les commandos de l’OAS.

Les quatre témoignages sont aujourd’hui appuyés par un document déposé aux archives du Service historique de la Défense à Vincennes, classé sous la cote GR 1 H 27 03-D9. Il s’agit d’un plan portant les emplacements de onze armes ayant fait feu, venant en complément de celui du général Goubart.

Le prépositionnement de nombreux tireurs de l’OAS équipés d’une arme de guerre sur le trajet de la manifestation prouve manifestement l’intention de s’en servir. Et elles ont effectivement servi. Pour tuer. Même si les armes servies par des commandos de l’OAS n’ont pas délibérément tiré sur les manifestants, il est à craindre que ces derniers, pris sous un déluge de feu, aient pu être atteints de manière « collatérale ». Toutes les munitions dont disposaient les forces de l’ordre n’ont pas été utilisées.

Les éclats des quatre grenades n’ont pas fait la distinction entre tirailleurs et manifestants. Or les forces de l’ordre n’en étaient pas pourvues alors que l’OAS en détenait des caisses pleines – 263 saisies à Bab el Oued seulement – et s’en était déjà servi à plusieurs reprises contre les gendarmes mobiles en particulier. Le témoignage du chirurgien de garde, les récits des participants à la manifestation, le plan déposé aux archives prouvent de manière irréfutable la responsabilité exclusive de l’OAS dans le massacre du 26 mars 1962 rue d’Isly à Alger.

Le mémorial national du quai Branly, destiné à honorer les soldats « Morts pour la France », a été détourné par l’inscription en 2010 des noms des manifestants civils qui ont perdu la vie pour avoir suivi aveuglément un mot d’ordre insurrectionnel des meneurs de l’OAS.

Si la secrétaire d’État, chargée des Anciens Combattants et de la Mémoire se rendait au Mémorial du Quai Branly le 26 mars 2023, on pourrait dire qu’hommage serait encore une fois rendu à des consentantes victimes de l’OAS. Un affront serait encore fait aux innocentes victimes, civiles, militaires, élus, magistrats, fonctionnaires, qui furent le dernier rempart pour défendre la République, ses institutions et ses valeurs.

Jean-Philippe Ould Aoudia


1.  Site Histoire coloniale et post coloniale 26.03.1962. Reproduit dans Le Lien, numéro 62, avril 2013, http://max-marchand-mouloud-feraoun.fr nr1  

2.  Robert Buchard, OAS, Albin Michel, 1963, p. 103.  

3.  http://www.alger-roi.net/Alger/bab_el_oued/textes/l_temoignage_beo_thiodet.htm  

4.  En 2008 il s’est en effet rendu coupable de faits constitutifs du délit de diffamation publique dirigée contre la mémoire du commissaire central d’Alger, Roger Gavoury, déclaré « Mort pour la France », ce qui lui valut condamnation définitive à une forte amende délictuelle par la cour d’appel de Paris le 14 mars 2011.  

5.  Respectivement président du Conseil de l’Ordre des médecins et chef du service chirurgical A, hôpital Mustapha d’Alger.  

6.  http://nj2.notrejournal.info/Temoignage-le-23-mars-et-suivants.  

7.  Archives d’Algérie. Facebook.  

8.  « Bilan de la fouille de Bab el Oued », coupure de presse non identifiée, fin mars 1962, numérisée sur le site Exode 1962.  

9.  Yves Courrière, La guerre d’Algérie, L’heure des colonels, Les feux du désespoir, 1990, p. 1059-1062.  

10.            Benjamin Stora, La Gangrène et l’Oubli, 2022, Éd. La Découverte poche, p. 107.  

 

 

Le Mémorial national

de la guerre d’Algérie

et des combats du Maroc

et de Tunisie de Paris

détourné de sa vocation

 

L’histoire du Mémorial national  de la guerre d’Algérie  et des combats du Maroc  et de Tunisie de Paris détourné  de sa vocation

 

Le 5 décembre 2002, le Mémorial national de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie est inauguré par Jacques Chirac, Président de la République. Situé sur le quai autrefois quai Branly aujourd’hui Jacques Chirac, il célèbre la mémoire des 23 000 soldats reconnus Morts pour la France de 1952 à 1962. Il comporte trois colonnes, les deux colonnes latérales- l’une bleue et l’autre rouge- sont dédiées aux Morts pour la France, séparées par une colonne centrale blanche comportant des informations historiques.

Ce monument s’inscrit dans la continuité de la loi du 23 février 2005 portant reconnaissance de la nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés.

Le 5 décembre 2009, lors de la journée nationale d’hommage aux «Morts pour la France», Hubert Falco, Secrétaire d’État à la Défense et aux Anciens combattants déclare :

" Enfin, nous avons décidé d’inscrire sur la colonne centrale du monument national du quai Branly le nom des civils français, victimes innocentes de la guerre d’Algérie. Les premiers noms seront ceux des femmes et des hommes tués lors de la tragédie de la rue d’Isly. Puis, nous instruirons, avec méthode, au fur et à mesure des demandes, l’inscription des noms de toutes les victimes civiles innocentes de cette guerre ".

Les revanchards de la colonisation protestent :

… " Ainsi, si nous lisons bien ce qu’il envisage, les complices civils des assassins de nos pères, de nos frères et de nos sœurs, seront honorés dans le même Mémorial "…

… " Ainsi, tous les complices du FLN et du Parti communiste, tombés pendant cette guerre d’Algérie, verront leur nom s’afficher sur ce Mémorial ".

En février 2010, le président de l'Association Nationale pour la Protection de la Mémoire des Victimes de l’OAS (ANPROMEVO) Jean-François Gavoury interroge Hervé Houdin, directeur adjoint du cabinet d’Hubert Falco, sur l’origine et la nationalité des personnes pouvant figurer sur la colonne médiane du Mémorial, en prenant l’exemple des six victimes de Château-Royal. Le texte ci-dessous provient du blog d’Anne Guérin-Castell, paru sur Médiapart sous le titre « Passe-passe mémoriel », il comporte trois volets publiés en 2010.

Question : «… quid, par exemple, des six Inspecteurs des Centres sociaux éducatifs collectivement massacrés, sur leur lieu de travail et dans l’exercice de leurs fonctions, par un commando de l’OAS le 15 mars 1962 à Alger, à la veille de la signature des Accords d’Évian ?

En d’autres termes, MM. Ali Hammoutène, Mouloud Feraoun et Salah-Henri Ould Aoudia seront-ils, le cas échéant, traités distinctement ou non de MM. Marcel Basset, Robert Eymard et Maxime Marchand ?

En ce cas, quid, en particulier, de Salah-Henri Ould Aoudia, dont le père, Boudjemâ-Benjamin Ould Aoudia, avait été admis à la qualité de citoyen français par jugement du Tribunal de grande instance de Tizi-Ouzou ?»

Réponse : «Conformément aux propos de M. Hubert Falco le 5 décembre 2009, sont visés par l’hommage les “civils français, victimes innocentes de la guerre d’Algérie”. Par “français”, il convient d’entendre “Français d’origine européenne” ou admis à la qualité de citoyens français (à l’exclusion, en toute hypothèse, des “sujets”).

Question : « … Par ordre alphabétique, avec indication individuelle du lieu, de la date et des circonstances du décès ?

Réponse : Par ordre alphabétique, sous chapeau de présentation commun à chaque catégorie de victimes civiles.

Question : Et moyennant quel libellé ?

Réponse : Par ordre alphabétique général, sans identification particulière, les noms de victimes civiles de l’OAS pouvant prendre rang derrière ou devant les victimes algéroises de la rue d’Isly, selon l’ordre alphabétique.

Question : La dernière question porte sur l’occurrence du défilement. … au rythme de défilement du nom des Morts pour la France sur la colonne gauche et des conditions de déroulement de la liste des victimes civiles sur la colonne centrale, quelles sont les solutions envisagées pour éviter toute discrimination positive à l’égard de ces dernières ? »

Réponse : « Pas de solution possible. »

Trois mois après la déclaration d’Hubert Falco, le 26 mars 2010, le gouvernement de Nicolas Sarkozy décide d’inscrire sur la colonne centrale du Mémorial les 48 noms de victimes civiles de la manifestation du 26 mars 1962 rue d’Isly à Alger.

Le dévoiement du Mémorial est évident. Innocentes, ces victimes ne le sont pas puisqu’elles ont obéi, et en toute connaissance, à un appel insurrectionnel de l’OAS. Elles ont désobéi aux autorités puisque la manifestation était interdite. De plus, les militaires chargés du maintien de l’ordre ont riposté à des tirs hostiles provenant de fenêtres d’immeubles avoisinants.

Anne Guérin-Castell écrit :

Ainsi, depuis le 26 mars 2010, le nom d’un sympathisant d’une organisation criminelle mort lors de la manifestation de la rue d’Isly s’affiche avec une fréquence environ 500 fois supérieure à celle d’un combattant «Mort pour la France» et, pour certains d’entre eux, du fait de cette même organisation criminelle. 

Ainsi, dans l’hypothèse où des noms des victimes civiles de cette organisation criminelle seraient inscrits sur la colonne centrale, ils se trouveraient mélangés, par ordre alphabétique, à ceux des sympathisants de la même organisation, ce qui constituerait une falsification de l’Histoire inscrite en toutes lettres sur un monument de la République.

Ainsi, seules trois des six victimes du massacre de Château-Royal, et peut-être une quatrième, dont le cas serait minutieusement examiné , auraient droit à figurer sur la colonne centrale : le révisionnisme qui inspire la politique mémorielle du gouvernement confine au racisme d’État, puisqu’il argue pour cela, 48 ans après l’extinction de la colonisation, d’une conception coloniale de la nationalité aussi inique que désuète, alors que ces fonctionnaires de la République sont morts dans l’exercice de leur fonction et du fait même de cette fonction, qu’ils ont poursuivi leur travail malgré les menaces dont ils étaient l’objet et qu’était visé, à travers eux, leur idéal commun, que Germaine Tillion décrivait ainsi dans Le Monde daté du 18 mars 1962 :

Entre l’écrivain Mouloud Feraoun, né en Grande Kabylie ; Max Marchand, Oranais d’adoption et docteur ès lettres ; Marcel Basset, qui venait du Pas-de-Calais (exactement : de Fouquières-lès-Lens) ; Robert Aimard, originaire de la Drôme ; le catholique pratiquant Salah Ould Aoudia et le musulman Ali Hammoutène, il y avait une passion commune : le sauvetage de l’enfance algérienne, – car c’était cela leur objectif, l’objectif des centres sociaux : permettre à un pays de vivre dans son ensemble, et grâce à sa jeunesse, de rattraper les retards techniques que l’on appelle “sous-développement”. Dans un langage plus simple, cela veut dire : vivre.

Et aujourd’hui, les satisfactions accordées par un Secrétaire d’État à ceux dont on sait qu’ils cherchent à réhabiliter une organisation qui avait pour but avoué de lutter par tous les moyens contre la République, feraient que ces six patronymes pourraient être séparés ? Autant vouloir séparer des sangs mêlés dans le ruisseau tragique dont l’empreinte marqua pendant de longs mois le sol de Château-Royal.

Unis dans le sacrifice comme ils l’étaient dans leur œuvre d’éducation, ils doivent le demeurer dans notre souvenir écrivait alors un autre ministre, Lucien Paye, dans le communiqué destiné à être lu dans tous les établissements scolaires de France. Notre République aurait-elle, 48 ans après, à ce point modifié les valeurs auxquelles elle se réfère ?

Le mémorial du quai Branly doit revenir à son état initial, conformément à la proposition de loi déposée le 7 juillet, et les noms des morts de la rue d’Isly, qui actuellement défilent sur sa colonne centrale, doivent en disparaître.

 

L’histoire du Mémorial national  de la guerre d’Algérie  et des combats du Maroc  et de Tunisie de Paris détourné  de sa vocation

Le 26 mars 2021, et pour la première fois depuis 2010, un membre du gouvernement, en la personne de Geneviève Darrieusecq, ministère chargée des Anciens combattants, a déposé une gerbe au titre de son ministère et au nom du président de la République, lors de la cérémonie organisée par l’association qui défend la mémoire des participants à la manifestation insurrectionnelle organisée par l’OAS à Alger le 26 mars 1962.

La caution inhabituelle d’un membre du gouvernement aux participants à une manifestation insurrectionnelle et interdite fut renforcée par le discours prononcé par le Président de la République le 26 janvier 2022, lors de la réception à l’Élysée de représentants d’associations de rapatriés, de harkis et d’élus du Midi :

L’histoire du Mémorial national  de la guerre d’Algérie  et des combats du Maroc  et de Tunisie de Paris détourné  de sa vocation

« Ce jour-là (26 mars 1962 rue d’Isly à Alger), des soldats du 4e régiment de tirailleurs, une unité de l'armée française, firent feu sur une foule qui manifestait, attisée par l'OAS, son attachement à l'Algérie française, en cherchant à rompre le blocus du quartier de Bab El-Oued. Ce jour-là, les soldats français déployés à contre-emploi, mal commandés, moralement atteints, ont tiré sur des Français. Il est plus que temps de le dire. Ce qui devait être une opération de maintien de l'ordre s'acheva par un massacre, un massacre dont aucune liste définitive des victimes ne fut établie, qui fit des dizaines de tués et des centaines de blessés. Les familles ne purent pas enterrer dignement leurs morts. Les obsèques religieuses furent interdites. Les corps convoyés directement au cimetière par camions militaires au jour et à l'heure choisie par les autorités. Le choc fut immense pour les citoyens qui se pensaient auparavant protégés par l'armée française et qui voyaient se retourner contre eux le glaive qui devait les défendre ». 

26 mars 2023

Revoilà les nostalgiques de l’OAS

Ils annoncent leur sale programme comme

a été la sale guerre d’Algérie

Revoilà les nostalgiques de l’OAS : Ils annoncent leur sale programme comme  a été la sale guerre d’Algérie

 

Déroulé de la journée de commémoration

du 61ème anniversaire

de la fusillade du 26 mars 1962, rue d’Isly

 à Alger, ce dimanche 26 mars 2023

Nicole Ferrandis, présidente de l’association des "Familles Victimes du 26 mars", organise :
14h30 : La cérémonie commémorant la fusillade du 26 mars 1962, rue d’Isly à Alger, sur le Mémorial du Quai Branly, 65 quai Jacques Chirac 75007 Paris
18h30 : l’association " Souvenir du 26 mars 1962", présidée par Roland Albert, organise la cérémonie de commémoration de la tragédie du 26 mars 1962, sous l’Arc de Triomphe, par le dépôt de quatre gerbes :

  • Bleue pour les cimetières et les disparus d’Algérie
  • Blanche pour les Harkis et les Français de confession musulmane
  • Rouge pour les victimes de la fusillade du 26 mars 1962, rue d’Isly à Alger
  • Bleu-Blanc-Rouge pour les enfants victimes de la guerre d’Algérie

 

L’histoire du Mémorial national  de la guerre d’Algérie  et des combats du Maroc  et de Tunisie de Paris détourné  de sa vocation

Une question se pose : Patricia Mirallès

sera-t-elle présente ?

Le 4 juillet 2022, c’est la désignation de Mme Patricia Mirallès comme ministre des Anciens combattants et de la Mémoire, fille de rapatriés, qui ne cache pas ses liens, et les revendique, avec les nostalgiques de l’Algérie Française.

Le 5 juillet 2022, le Président de la République a fait déposer une gerbe au pied du Mémorial du Quai Branly. Sa nouvelle ministre était présente, elle y a déposé elle-même aussi une gerbe. Sur sa page facebook elle publie des photos la montrant en train de discuter, avec le sourire, avec ces nostalgiques de l’OAS.

Comme nous ne savons pas encore si Patricia Mirallès était bien présente à la cérémonie du 26 mars 2023 deux amis sont allés prendre des photos édifiantes :

 

L’histoire du Mémorial national  de la guerre d’Algérie  et des combats du Maroc  et de Tunisie de Paris détourné  de sa vocation

L’histoire du Mémorial national  de la guerre d’Algérie  et des combats du Maroc  et de Tunisie de Paris détourné  de sa vocation

 

«  Photos prises le 27 mars 2023 par Jean-Philippe Ould Aoudia, fils de l’un des six dirigeants des Centres sociaux éducatifs, massacrés par l’OAS le 15 mars 1962, sur leur lieu de travail, victimes de leur engagement pour les valeurs de la République. A leurs obsèques le 18 mars 1962, Lucien Paye, ministre de l’Education nationale a déclaré que les auteurs du crime se sont mis au ban de la conscience humaine ».

 

Aucun président de la République avant Macron n’aurait eu cette idée partisane (si elle est confirmée) que vous allez pouvoir prendre connaissance

Un autre ami qui souhaite rester anonyme m’écrit :

Triste journée ce 26 mars

« Après la fin du Congrès national de l'ARAC, hier, je suis passé au Quai Branly, avant le démarrage officiel de la cérémonie. J'ai pu contrôler que la gerbe que devait déposer Patricia Mirallès était bien là. Celle de Macron était attendue, mais je ne suis pas resté pour attendre sa livraison, parce qu'une responsable (que j'ai cru reconnaître comme étant la présidente de l'association de la mémoire des victimes du 26 mars 62) est venue me voir et me dit : "Je crois que je vous reconnais, mais vous ne venez pas pour commémorer avec nous cette cérémonie". Je lui ai répondu que, comme ancien de l'Algérie, je passais par là et que je venais me recueillir devant ce mémorial. J'ai préféré partir discrètement en surveillant qu'on ne me prenait pas en photo.

Et ce soir, cette clique sera à l'Arc de Triomphe pour raviver la flamme du soldat inconnu.

Après le message de Mirallès pour les commémorations du 19 mars, c'est une série odieuse ».

Et voici sa photo 

L’histoire du Mémorial national  de la guerre d’Algérie  et des combats du Maroc  et de Tunisie de Paris détourné  de sa vocation

 

 

Après avoir été détourné de sa vocation

Le Mémorial national

de la guerre d'Algérie et des combats

du Maroc et de la Tunisie

pourrait être déporté

 

  

 

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C
Eh oui, Macron, par Mme Miralles interposée, continue à trafiquer dans l'ambiguïté ! Il s'agit, pour des raisons politiciennes, d''entretenir la confusion sur ce qu'étaient le colonialisme et la guerre menée en Algérie pour tenter de le perpétuer. On assimile ce conflit colonial à la Première guerre mondiale et ensuite peut-être à la Seconde, ce qui serait bien plus grave encore. On connait la procédure, elle est utilisée à Béziers par Ménard qui met dans le même registre les Résistants du temps de l'Occupation et les partisans jusqu'au bout de l'Algérie française dont l'engagement dans cette direction les avaient conduits à participer au putsch des généraux en 1961 et à rejoindre l'OAS pour certains. On l'a vu avec le nom de la rue Commandant Denoix de Saint-Marc !
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M
Votre réponse Jean-François Gavoury est très subtile, mais avec des sous-entendus qui posent questions. Si vous connaissez avec certitude l’origine de la question écrite du sénateur merci de nous la préciser.<br /> Il ne faut pas oublier les faits suivants :<br /> -        Le Chef de cabinet de Patricia Morallès informe par téléphone le président de la FNACA de son projet.<br /> -        La FNACA découvre avec stupeur ce projet de Patricia Morallès dont personne ne lui avait préalablement parlé.<br /> -        Le sénateur relaie l’émotion de la FNACA et interroge officiellement le gouvernement en impliquant le chef de cabinet et le président de la FNACA.<br /> Il n’y a pas de fumée sans feu :  le chef de cabinet et le président de la FNACA ne sont pas des menteurs.<br /> Le fonds du problème, c'est mon avis : Patricia Morallès, le ministère des armées et donc E. Macron, mettent en place un projet politique : neutraliser la commémoration du 19 mars  1962 et officialiser le 26 mars 1962 partout en France et continuer à commémorer le 5 décembre.<br /> Mais là où je vous donne entièrement raison c’est le côté éternel du site du Mémorial qui survivra à tous les aléas politiques... Mais ce qui risque de ne pas survivre c'est la commémoration du 19 Mars 1962, surtout si Le Pen fille parvient au pouvoir.<br /> Je ne savais pas que la mémoire de Germaine Tillion avait été impliquée dans ce Mémorial ?<br /> Michel Dandelot
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G
L’origine de cette question (d'où la malignité n'est pas absente) est aisément identifiable.<br /> Considérons qu’il s’agit d’une riposte à la "territorialisation des cérémonies" voulue par Patricia Miralles, secrétaire d’État chargée des Anciens combattants et de la Mémoire.<br /> Pour déplacée qu’elle puisse paraître, cette initiative ne peut avoir aucune incidence sur l’avenir du site parisien du quai Branly/Jacques Chirac. En effet,<br /> - il s’agit d’un haut lieu de la mémoire nationale, conçu pour rendre hommage aux personnes dont l’acte de décès a été revêtu de la mention « Mort pour la France » à titre militaire lors de la guerre d’Algérie et des combats au Maroc et en Tunisie de 1952 à 1964 ;<br /> - son installation en un endroit prestigieux de la capitale constitue l’un des principes ayant présidé à sa création ;<br /> - il vient d’être l’objet de travaux conséquents de réhabilitation/valorisation ;<br /> - enfin, l’Office national des Anciens combattants et Victimes de guerre sait aujourd’hui - de manière circonstancielle, il est vrai ! - associer à cet édifice le nom de Germaine Tillion, ce qui tend à lui conférer un "statut" protégé !
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