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Carte du combattant : Ne pas réécrire l’Histoire de la guerre d'Algérie (Réponse à André Le Dauphin)

Gorron (Mayenne)
Guerre d'Algérie
  André s'est battu pour la France
 il n'a pas sa carte de combattant

De février à août 1963, André Le Dauphin défendait les Harkis. (Vous défendiez les Harkis ? De quelle façon ? L'armée française était consignée dans les casernes, on lui a assez reproché lors de la tragédie du 5 juillet 1962 à Oran)  Malgré ça, il n'a jamais obtenu de carte du combattant. Il pousse un coup de gueule, le jeudi 26 janvier 2017.


André Le Dauphin à gauche, en 1963, et aujourd'hui, en bas, à 74 ans. En bas, à droite, la médaille de reconnaissance qu'il a obtenue, n'ouvrant droit à aucun privilège. - André Le Dauphin, de Gorron (Mayenne), à gauche, en 1963, et aujourd'hui, en bas, à 74 ans, le jeudi 26 janvier 2017. En bas, à droite, la médaille de reconnaissance qu'il a obtenue, n'ouvrant droit à aucun privilège.

Ils sont 60 000 aujourd’hui, à avoir combattu pour la France en Algérie, et à ne pas avoir de carte du combattant. Un comble pour André le Dauphin, habitant Gorron (Mayenne), près de Laval.

Les mêmes souffrances

Président de l’association des Anciens combattants de Gorron Hercé, (quelle association, merci de préciser) il est l’un des seuls, avec deux autres à Gorron, à ne pas l’avoir, sur 55 anciens combattants en tout. « De 1954 jusqu’aux accords d’Evian, pas de problème. Mais ensuite, bien peu ont obtenu la reconnaissance de la nation », se désole-t-il. Ceci malgré le fait qu’ils aient vécu les mêmes conditions de combats, les mêmes tensions, les mêmes souffrances.

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Pas admettre la guerre

« La France ne veut pas admettre qu’après les accords d’Évian, c’était toujours la guerre. Mais… ça l’était ! Je me rappelle, pendant six mois, alors que je n’avais que 19 ans ».

Que de nuits André le Dauphin a-t-il passé à monter la garde pour se protéger et protéger les copains… Que de nuit a-t-il passé « à croire qu’un chacal dans le désert qui cherchait de la nourriture, ou qu’un simple bruit dans la nuit, pouvait être un ennemi ! ». Ceci sans parler des échanges de tirs et des camarades qui se sont fait tuer…

Aussi, André Le Dauphin ne comprend pas pourquoi la France tarde autant en la matière. En 2008, mais encore fin 2016, avec des amis de la Fédération, André Le Dauphin a interpellé, Jean-Marc Todeschini, ministre, dans une lettre.

Le ministre a promis

« Il a promis qu’il ferait voter une loi ». Pour le moment, rien ne bouge. Il estime pourtant qu’il faut se dépêcher. « Nombre d’entre nous sont âgés et décèdent actuellement. Ce qu’il est encore possible de faire aujourd’hui ne le sera plus dans quelques années », martèle-t-il, frustré.

Retraite militaire

La carte du combattant, si obtenue, est avant tout une reconnaissance de la nation, mais elle donne aussi droit à une petite retraite militaire, ainsi qu’à quelques avantages fiscaux, passés 74 ans.

André Le Dauphin à gauche, en 1963, et aujourd'hui, en bas, à 74 ans. En bas, à droite, la médaille de reconnaissance qu'il a obtenue, n'ouvrant droit à aucun privilège. -  

André Le Dauphin, devant la Saharienne, en 1963

SOURCE : http://www.lepublicateurlibre.fr/2017/02/13/algerie-andre-s-est-battu-pour-la-france-il-n-a-pas-sa-carte-de-combattant/

 

Carte du combattant :  Ne pas réécrire l’Histoire de la guerre d'Algérie

Carte du combattant :

 Ne pas réécrire l’Histoire

Il y a manifestement sur cette question une volonté sous-jacente de réécrire l’histoire. En effet, une proposition de loi au Sénat  prévoyait  que la carte pourrait être attribuée à ceux qui ont été présents en Algérie au moins quatre mois entre le 1er juillet 1962 et le 1er juillet 1964, avec certains critères d’attribution qui se fondent sur la notion de « participation à des opérations en zone d’insécurité comportant un risque d’ordre militaire ». Or il faut également prendre en compte le contexte « historico-politique » et les conditions dans lesquelles se sont déroulées, ou non, des opérations militaires comportant « un risque d’ordre militaire ».
Dans le cas de l’Algérie, le cessez-le-feu entre l’armée française et les troupes du FNL, qui deviendra l’ALN, l’Armée de libération nationale, est intervenu le 19 mars 1962. Le  Sénat a voté une proposition de loi visant à reconnaître officiellement cette date.
Après cette date, conformément aux accords d’Évian, il ne pouvait y avoir, et il n’y eut pas, d’engagement de nos troupes contre celles de l’ALN. En outre, nous commencions à rapatrier nos troupes, en priorité celles qui comprenaient une majorité d’appelés du contingent.
Bien que la situation d’insécurité fût avérée, il n’y eut pas d’opérations militaires après le 19 mars 1962, donc, par définition, pas de « risque d’ordre militaire » proprement dit.

En revanche, de nombreuses représailles furent commises par la population civile algérienne, comme le massacre des harkis et de leurs familles, ou les exactions contre les Européens à Oran le 5 juillet 1962, qui firent plus de 500 victimes. C’est d’ailleurs à cet évènement que la proposition de loi fait explicitement référence dans l’exposé des motifs, avec l’intention, consciente ou non, de reprendre les arguments de ceux qui ont reproché à nos troupes leur non-intervention pour y mettre fin.

Et puis n'occultons pas l'OAS

  

Le 23 mars 1962, ces appelés ont été assassinés par l'OAS, ne les oublions pas *** AVIS DE RECHERCHE

Qui a commencé à tuer après le 19 mars 1962 ? Que les nostalgiques de l'OAS, du colonialisme sachent " qu'il ne pourra jamais avoir de mémoire apaisée avec ces extrémistes ! "

*** 

 Le 23 mars 1962

 

 

ces appelés ont été assassinés

 

 

par l'OAS, ne les oublions pas

 

 

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C’est pourquoi nous rendons un hommage à :

 

Roger Oudin

 

Robert Nogrette

 

Jean Grasset

 

Philippe François

 

Daniel Doutre

 

Messaoud Secuh

 

Saïd Belmiloud

 

appelés de l'Armée française

 

 tous 2e classe

 

lâchement assassinés par l'OAS

 

le 23 mars 1962, à dix heures

 

place Desaix à Alger

 

Après les 24 morts civils musulmans du 20 mars 1962

 

Après les 18 gendarmes assassinés le 22 mars 1962

 

Ce furent les premières victimes de l'OAS

 

 d'après le 19 mars 1962

 

Ne les oublions pas

Rappelons les pertes de l’armée française imputables à l’OAS, à Oran du 19 mars au 1er juillet 1962 : plus de 90 officiers et une cinquantaine d’hommes. Notamment le 14 juin 1962 l’assassinat du général Philippe Ginestet, commandant le corps d’armée d’Oran, et du médecin-colonel Mabille venus s’incliner à la morgue devant la dépouille mortelle du lieutenant-colonel Mariot, chef de corps du 5ème R.I. assassiné la veille ; et également le lieutenant-colonel Pierre Rançon puis son successeur le commandant Maurin ; le chef de bataillon Bardy qui commandait les groupes mobiles de sécurité, enlevé et dont le cadavre fut retrouvé le 27 mars 1962 dans un terrain vague ; le commandant de Gendarmerie André Boulle, le lieutenant Ferrer et le sous-lieutenant Moutardier. 

 

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Les accords du 18 mars 1962 à Evian décryptés

par l'historienne Sylvie Thénault

"Après le 19 mars 1962, l'OAS s'est lancée

dans une explosion de violences sans limite"

Les accords du 18 mars 1962 à Evian décryptés par l'historienne Sylvie Thénault "Après le 19 mars 1962, l'OAS s'est lancée dans une explosion de violences sans limite"


Les accords d'Evian du 18 mars 1962 par lemondefr

 
 

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