C'était le temps de la sale guerre d'Algérie, c'était le temps
de la France coloniale, des Français ont aidé les Algériens...
voici le témoignage de Clémence... (en vidéo)
Mais aussi Janine Cahen
Militante contre la politique coloniale française
Photographie de Janine Cahen – prise à l’époque où elle était lycéenne – fournie par les services de police lors de son arrestation en février 1960. Issue d’une famille de résistants, Janine Cahen s’engage dans un des réseaux d’aide au FLN. Ceux que l’on appellera les « porteurs de valise » se chargent, entre autres, des fonds versés par les ouvriers algériens de métropole. Quand Janine Cahen, 29 ans, professeur de lettres au lycée de jeunes filles de Mulhouse, est arrêtée, elle transportait une somme de 50 000 nouveaux francs, destinée au FLN. Au moment du démantèlement du réseau Jeanson (l’un des plus connus), en février 1960, les Français découvrent l’engagement radical de certains de leurs compatriotes contre la guerre d’Algérie. Le procès des « porteurs de valises », défendus par Mourad Oussedik, Roland Dumas et de nombreux autres avocats, devient une arène politique où s’ouvre le débat sur la légitimité de la «guerre», mot que le président du tribunal interdit de prononcer. De nombreuses personnalités, comme Jean-Paul Sartre, André Mandouze, Claude Bourdet et Paul Teitgen, interviennent pour soutenir l’engagement des militants en faveur de la cause algérienne.
Sa photo de nos jours de Janine Cahen
Discrète, lumineuse, Janine Cahen, qui exerça plusieurs métiers - parmi lesquels celui de correctrice au Monde - et participa activement, dans les années 1960, à la lutte contre la guerre d'Algérie, s'est éteinte, mercredi 10 août 2011, en région parisienne, des suites d'un cancer du poumon. Elle allait avoir 86 ans.
Née le 10 septembre 1931, à Mulhouse (Haut-Rhin), elle assiste, avec ses yeux d'enfant, à l'invasion de l'Alsace par l'armée allemande. Quand sont introduites les lois raciales antijuives, son père, l'avocat Edmond Cahen, décide d'installer sa famille à Valence, dans la Drôme. Lui-même entre dans la Résistance. Les cousins de Janine Cahen, restés à Lyon, seront déportés avec leur mère à Auschwitz ; aucun n'en reviendra.
La petite Janine ainsi que ses frères et soeurs sont placés dans un home d'enfants dans le Vercors - haut lieu de la Résistance et des maquis, et théâtre, entre juin et août 1944, de violents combats.