Communiqué
du Comité de Vigilance Antifasciste
des Pyrénées-Orientales (C.V.A. 66)

Le LR Jean-Marc Pujol fut probablement le premier maire de France, qui plus est ceint de son écharpe d'élu, à s'incliner et déposer une gerbe au nom de ses concitoyens de Perpignan sur une stèle honorant les commandos delta de l'OAS fusillés pour terrorisme. Donc, après son élection en 2020 le maire RN Louis Aliot ne pouvait pas manquer d'instaurer cette démarche, initiée au moins en 2016, comme une norme.
Nous remercions le site de l'ADIMAD Deltas et Collines d'avoir documenté plusieurs de ces événements avant de tenter de faire disparaître leurs publications (comme auparavant le discours d'inauguration de cette stèle OAS par celui qui n'était alors que le 1er adjoint du maire de Perpignan Jean-Paul Alduy : Jean-Marc Pujol).
Ainsi, dès le 26 mars 2021, un maire de grande ville : Louis Aliot, une députée (sa suppléante ayant pris le relais après l'élection d'Aliot comme maire) Catherine Pujol, et un conseiller régional Occitanie : Xavier Baudry, tous ceints de leurs écharpes d'élus, venaient fleurir, aux côtés d'un dirigeant de l'ADIMAD, la stèle de l'OAS de Perpignan, en instrumentalisant donc la fusillade de la rue d'Isly au profit de l'OAS.
Alors que "l'hommage de la honte" du 7 juin se tient depuis des années dans le cimetière du Touvet (Isère), deux dates permettent désormais à Perpignan à des élus "de la Nation", très officiellement et en l'absence totale de contradiction, d'honorer l'OAS :
26 mars : instrumentalisation de la rue d'Isly
5 juillet : instrumentalisation des morts d'Oran.

Message expédié depuis l'adresse d'envoi du
Comité de Vigilance Antifasciste des Pyrénées-Orientales (C.V.A. 66)
comitevigilanceantifasciste@riseup.net
Sans surprise :
Perpignan
Mercredi 5 juillet 2023 :
commémoration du massacre
du 5 juillet 1962 à Oran
“Le Cercle algérianiste invite ses adhérents, sympathisants et amis à rendre hommage aux victimes par centaines, jeunes et vieux, femmes, hommes, et enfants, de la ville et du bled, colons et pêcheurs, ouvriers et employés, militaires et harkis, juifs, chrétiens ou musulmans, massacrées sous le ciel d’Algérie, un certain jour d’une certaine année, entre 1954 et 1963, et particulièrement ce 5 juillet 1962.
Dans la mémoire collective des Français d’Algérie –de plus en plus partagée par la population de la France tout entière- cette date du 5 juillet 1962 a un retentissement particulièrement funeste. En Algérie, la guerre est finie soi-disant depuis le 19 mars, c’est ce que s’obstinent à vouloir faire croire des ignorants ou des idéologues. En Algérie, l’indépendance est acquise depuis le 3 juillet, c’est officiel. A Oran le 5 juillet, l’horreur est atteinte : chasse à l’homme, pogrom, massacres, bastonnades, égorgements, exécutions sommaires des Européens qui ont décidé de rester vivre sur leur terre natale croyant naïvement aux accords d’Evian.
Depuis plus de 40 ans, chaque année en cette date fatidique du 5 juillet, sont organisés deux moments de recueillement.
Cette année rendez-vous est pris pour :
-9H 30 – Mur des Disparus, dépôt de gerbes en présence des familles de Disparus et de Louis Aliot, maire de Perpignan.
-11H – cimetière du nord, dépôt de gerbes des associations en présence de Louis Aliot maire de Perpignan.
Comme chaque année, le Mémorial des Français Disparus en Algérie, restera accessible de 9H 30 à 17H pour permettre aux familles et amis venus de loin de s’y recueillir”.
Le président Macron au nom de la France a tout reconnu : la fusillade du 26 mars 1962 et le massacre du 5 juillet 1962… mais il a occulté l’énorme responsabilité de l’OAS (Organisation Armée Secrète) employant le mot OAS une seule fois... rapidement et dans la plus grande discrétion !!!
La fusillade de la rue d’Isly à Alger, dans laquelle des dizaines de partisans de l’Algérie française furent tués par l’armée en mars 1962, est “impardonnable pour la République”, a déclaré Emmanuel Macron le mercredi 26 janvier 2022, devant des rapatriés. “Ce jour-là les soldats français déployés à contre-emploi, mal commandés ont tiré sur des Français (...) Ce jour-là ce fut un massacre”, a ajouté le chef de l’Etat lors d’un discours particulièrement attendu à l’Elysée, avant d’appeler également à la reconnaissance du “massacre du 5 juillet 1962” à Oran, qui toucha “des centaines d’Européens, essentiellement des Français”.