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Deux ans après, « c’est une vie sans vie » pour les Afghanes

 

Deux ans après, «cest une vie sans vie» 

pour les Afghanes 

Deux ans après, « c’est une vie sans vie »  pour les Afghanes

AFP

Afghanistan : Depuis la reprise du pouvoir par les talibans, le 15 août 2021, les droits des femmes se sont progressivement éteints dans le pays. Une politique répressive ayant des conséquences désastreuses d’un point de vue économique, sanitaire et social. 

Le 15 août 2021, les talibans reprenaient le pouvoir en Afghanistan. Le porte-parole du régime, Zabihullah Mujahid, assurait alors que les femmes afghanes pourraient «travailler, étudier et () être activement impliquées dans la vie quotidienne». Mais deux ans plus tard, la réalité est tout autre. Éducation, travail, santé, vie quotidienne: dans toutes les sphères de la société, leurs droits ont diminué jusqu’à quasiment disparaître.

Les filles de plus de 12 ans n’ont plus le droit d’étudier et la plupart des femmes ne peuvent plus travailler. En mars 2022, 80% des filles et jeunes femmes afghanes en âge d’être scolarisées ne l’étaient pas et 61% des femmes avaient perdu leurs activités génératrices de revenus, selon ONU Femmes. Un chiffre qui na pu quaugmenter depuis lannée dernière. Si les activités professionnelles ne sont pas officiellement interdites, les femmes n’ont plus le droit de se déplacer sans être accompagnées d’un homme de leur famille, ce qui réduit drastiquement leur autonomie.

Dominique Dupuy, présidente de Nayestane, association qui contribue à l’éducation secrète de jeunes Afghanes, souligne également le poids économique de ces mesures. «Dans ce pays déjà très en difficulté, le salaire des femmes représentait parfois la seule source de revenus pour des familles, faute d’emploi», explique-t-elle à l’Humanité. Elle évoque également la fuite des cerveaux causée par cette législation toujours plus répressive: «Les juges, avocates, médecins, journalistes: toutes celles qui avaient la moindre possibilité de partir ont quitté l’Afghanistan.» 

Une multiplication des mariages forcés 

Au-delà du milieu professionnel, tout déplacement doit être justifié: pas question pour elles de se promener au parc, daller au restaurant ou dans des bains publics. Dernière mesure : la fermeture des salons de beauté, jusqu’ici les seuls lieux de rencontre et de sociabilisation des femmes afghanes, en juillet 2023. «Les talibans ont organisé la disparition systémique des femmes de lespace public. Tout est fait pour quelles restent chez elles. L’Afghanistan est en train de vivre une situation d’apartheid de genre. À partir du moment où l’on naît femme, on est exclue de l’espace public», décrit Dominique Dupuy. La présidente d’ONU Femmes, Céline Mas, parle pour sa part d’un «climat de peur», d’autant plus fort en raison de la «surveillance permanente des autorités».

Si les violences domestiques étaient déjà importantes avant l’arrivée des talibans, Céline Mas souligne la multiplication des mariages forcés, souvent très jeunes, l’accroissement du taux de suicide et des cas de dépression chez les femmes. «Cest une vie sans vie. Leur cœur bat, mais leur vie na plus de sens», résume-t-elle.

À cela s’ajoute une grande difficulté d’accéder aux soins. Après l’interdiction de la contraception féminine en février 2022, il est désormais proscrit de se faire soigner par un médecin du sexe opposé dans les hôpitaux. «Le nombre de femmes soignantes a largement diminué depuis deux ans et les filles sont privées de tout enseignement supérieur. Il est difficile d’imaginer comment les femmes pourront être soignées d’ici quelques années», souligne Dominique Dupuy. Si des ONG tentent d’apporter leur aide, cela devient de plus en plus compliqué. «80% ont arrêté ou freiné leur activité», selon Céline Mas.

SOURCE : Deux ans après, «cest une vie sans vie» pour les Afghanes | L'Humanité (humanite.fr) 

 

 Pauvre petite Afghane... comme des milliers

de petites filles, de petits garçons et tous ces adultes

je ne présage pas d'avenir heureux pour toi

si tu ne fuis pas ton pays...

Le 29 mars 2001 l'Humanité publiait "Cent lettres pour les femmes d'Afghanistan" dont ce texte signé par Jean Ferrat :

 

"Mes très lointaines sœurs, et si proches pourtant, je me refuse à croire que vingt-cinq ans après avoir chanté "La femme et l'avenir de l'homme" votre avenir soit à ce point inversé qu'il ne puisse être imaginé. Vous surmonterez ces temps terribles. Vos bourreaux sont déjà condamnés, eux qui ignorent encore qu'ils ne pourront pas indéfiniment étouffer, à travers vous, le chant profond de l'être humain, la source intarissable de la vie".

 

Pauvre petite Afghane... comme des milliers  de petites filles, de petits garçons et tous ces adultes  je ne présage pas d'avenir heureux pour toi  si tu ne fuis pas ton pays...

Hélas 22 ans après c'est pire... Et nous n'oublions pas que 89 soldats français sont morts "pour rien" en Afghanistan. Alors, malgré cette tragédie je t'offre pauvre petite Afghane, ainsi qu'à toutes tes amies et amis cette chanson de Jean Ferrat " La femme et l'avenir de l'homme " Mais je le reconnais ce n'est qu'un voeu pieux. Michel Dandelot

 

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