
« Et là, surprise ! Dans une ville à côté de chez moi, un monde fou sur les trottoirs, des adultes et des enfants qui jouent, sans masque et sans contrôle. Quel contraste avec les reportages où l’on nous montre des PV infligés à des gens qui se promènent seuls sur une plage, à la montagne et en forêt alors qu’il n’y a aucun risque dans les régions où il n’y a pas de virus ! Tout cela paraît incohérent, s’étonne Jean-Pierre Pernaut. Comme les masques interdits en pharmacie mais autorisés chez les buralistes (des masques grand public à partir du 30 avril, NDLR), comme les fleuristes fermés pour le 1er mai mais les jardineries ouvertes, comme les cantines bientôt ouvertes mais les restaurants toujours fermés… On a du mal à comprendre tout ça». Mais le journaliste, qui vient de fêter ses 70 ans, ne s’arrête pas là : « Entre les infos, un jour, sur un déconfinement par région, le lendemain, ce n’est plus par région ». Et de poursuivre : « Un jour, l’école est obligatoire, le lendemain, elle ne l’est plus (…) Pour quinze jours de cours, puisqu’il n’y aura qu’un enfant sur deux dans les classes ». « Tout ça donne le tournis ! », conclut-il.
Mais c’est pas tout, mais c’est pas tout, que la macronie se mêle de ce qui la regarde, voilà qu’elle critique l’Algérie concernant quoi ? la liberté de la presse… Même si c’est vrai que sur ce point précis l’Algérie est très mauvaise… Ce n’est pas à la France de s’en mêler car elle n’est plus française l’Algérie, c’est donc aux Algériens et à eux seuls à faire la loi chez eux…
Michel Dandelot

La France s’est exprimée sur la liberté d’expression en Algérie à l’occasion d’une conférence de presse animée, mardi 21 avril, par la porte-parole de son ministère des Affaires étrangères. Celle-ci a affirmé que son pays “défend la liberté de la presse partout dans le monde”, indiquant que cette liberté est un droit fondamental qui doit être préservé.
“La France défend le respect de la liberté de la presse et d’opinion partout dans le monde”, a indiqué la porte-parole de la diplomatie française, en réponse à une question sur la censure de certains médias en ligne en Algérie. La France “rappelle que la liberté d’informer est un droit fondamental, qui doit être protégé”, a-t-elle ajouté.
Une déclaration qui risque de créer de nouvelles tensions diplomatiques entre les deux pays. En effet, cette sortie médiatique peut être interprétée par Alger comme une ingérence dans les affaires internes du pays. Il faut rappeler, cependant, que l’Algérie, notamment ces derniers mois, réprime farouchement les opposants politiques et les journalistes, dont beaucoup ont été incarcérés.
Aussi, rien que ces derniers jours, trois journaux en ligne ont été suspendus par les pouvoirs publics. Il s’agit de Radio M, Maghreb Émergent et Inter-lignes. Le ministère de la Communication a justifié cette décision par le “financement depuis l’étranger” de ces médias. Pour les défenseurs de la liberté de la presse, ces suspensions sont une énième atteinte à la liberté d’expression.
Selon le vice-président de la Ligue algérienne des droits de l’Homme (LADDH), Saïd Salhi, l’offensive contre les sites en ligne s’explique par le fait qu’ils sont “plus actifs” que les médias traditionnels et “échappent au contrôle de l’Etat”.
Rappelons que l’Algérie occupe la peu envieuse 146e place au dernier classement mondial de la liberté de la presse, établi par Reporters sans frontières (RSF).