Mairie de Perpignan :
la plaque Pierre Sergent
couverte subrepticement

Efficace changement tactique. La plaque de l’Esplanade Pierre Sergent, co-fondateur de l’OAS, mis en place très médiatiquement par le maire RN de Perpignan, Louis Aliot, en fin d’année dernière, a été couverte depuis vendredi par une plaque semblable mais au nom de Maurice Audin, mathématicien, militant de l’indépendance de l’Algérie, assassiné en 1957.Un changement qui s’est fait en toute discrétion vendredi dernier, et qui n’a dérangé personne. Cinq jours plus tard, cette dernière plaque est encore en place.
Le maire de Perpignan Louis Aliot a indiqué ce mercredi 22 février à l’AFP n’être pas au courant.
Cette action a été conduite par un collectif de citoyens vigilants baptisé « Les effrontés ». Par le passé, les autocollants qui couvraient de manière régulière le nom de Pierre Sergent, très visibles, étaient enlevés par les services de la mairie très rapidement. Cette fois il aura fallu plusieurs jours pour que la municipalité de Louis Aliot s’aperçoive du subterfuge.
SOURCE : Mairie de Perpignan : la plaque Pierre Sergent couverte subrepticement (lasemaineduroussillon.com)
Perpignan : bataille de plaques autour
de la place Pierre Sergent

Une plaque factice au nom de "Maurice Audin, mathématicien, militant de l'indépendance algérienne, torturé et assassiné en 1957", a été fixée par un collectif de citoyens, pour recouvrir celle de Pierre Sergent, à Perpignan. • © DR
La place Pierre Sergent, ancien député FN des Pyrénées-Orientales et cofondateur de l'OAS, a été rebaptisée pendant cinq jours place Maurice Audin, nom d'un militant communiste, partisan de l'indépendance de l'Algérie. Le bras de fer entre la mairie de Perpignan et un collectif de citoyens se poursuit.
Un collectif de citoyens "Les Effrontés" a apposé une plaque au nom d'un militant communiste, partisan de l'indépendance de l'Algérie sur une esplanade de Perpignan, lieu que la mairie RN a rebaptisée du nom de Pierre Sergent, ancien cadre de l'OAS, l'Organisation armée secrète.
En septembre, la commune avait adopté, en conseil municipal, le fait que cette esplanade du centre de Perpignan soit ainsi renommée, pour rendre hommage à cette figure de la lutte pour l'Algérie française, cofondateur de l'OAS et député des Pyrénées-Orientales de 1986 à 1988.
Une esplanade du centre de Perpignan nommée Pierre Sergent, pour rendre hommage à cet ancien député des Pyrénées-Orientales, figure de la lutte pour l'Algérie française et cofondateur de l'OAS. • © DR
Une fausse plaque en guise de "poil à gratter"
Cette décision avait fait bondir bon nombre de Perpignanais. Fin octobre, une manifestation avait réuni de nombreuses organisations de Perpignan pour protester contre cette nouvelle dénomination. Selon certains parmi les quelque 200 manifestants, cette décision municipale avait pour but "d'envoyer un signal aux adhérents historiques et aux potentiels nostalgiques de la colonisation qui peuvent exister au sein des adhérents du rassemblement national".
Nouvel épisode dans ce bras de fer : vendredi 17 février, une plaque factice au nom de "Maurice Audin, mathématicien, militant de l'indépendance algérienne, torturé et assassiné en 1957", a été fixée sur celle au nom de Pierre Sergent par des membres de ce nouveau collectif citoyen qui se dit dans étiquette politique.
Baptiser une place Pierre Sergent, c'est de la provocation. Pourquoi choisir ce symbole ? C’est révélateur. Par cette action, nous voulons être un poil à gratter, pour rappeler aux gens les origines de la mairie RN.
Une porte-parole des Effrontés
"Si effectivement, au niveau sécurité, propreté, animations et illuminations, on reconnaît une bonne gestion de la ville, il ne faut pas oublier que le Rassemblement national, c’est aussi un parti xénophobe, poursuit cette militante citoyenne. Nous sommes satisfaits, notre plaque Maurice Autin a tenu cinq jours sans que la mairie s'en aperçoive".

La plaque Pierre Sergent, recouverte par la plaque Maurice Autin, ont toutes deux été enlevées par la mairie de Perpignan, mercredi 2 février 2023, à l’entrée du square Bir Hakeim. • © FTV
Partie remise
De son côté, interrogé par l'AFP, Louis Aliot a dénoncé une provocation : "Pierre Sergent a été conseiller municipal, conseiller régional, député des Pyrénées-Orientales, c'est un ancien résistant et il a été amnistié. Que la gauche n'aille pas chercher des noises", a déclaré le maire de Perpignan.
La plaque Pierre Sergent a été enlevée par les services municipaux à l’entrée du square Bir Hakeim. Le poteau qui la supportait est désormais à nu.
Le service communication de la mairie explique qu’elle était de toutes façons provisoire car deux nouvelles plaques bilingues francais/catalan doivent être prochainement fixées, à une date qui reste pour le moment inconnue.
SOURCE : Perpignan : bataille de plaques autour de la place Pierre Sergent (francetvinfo.fr)
Perpignan : La plaque au nom Pierre Sergent retirée après avoir été renommée par un collectif

La plaque au nom de l'ancien député FN Pierre Sergent n'était plus visible ce mercredi 22 février. - A.M.
La plaque en hommage à l'ancien député FN des Pyrénées-Orientales et cofondateur de l'OAS n'était plus visible dans l'espace public ce mercredi 22 février.
La plaque au nom de Pierre Sergent, située sur l'esplanade à l'entrée du square Bir Hakeim à Perpignan, a été rebaptisée, depuis plusieurs jours au nom d'un militant communiste partisan de l'indépendance de l'Algérie, rapporte La Semaine du Roussillon.
Il était indiqué sur une plaque factice par-dessus l'officielle : "Maurice Audin, mathématicien, militant de l'indépendance algérienne, torturé et assassiné en 1957". Une deuxième plaque traduite en catalan au nom du cofondateur de l'OAS restait cependant visible sur l'esplanade.
L'acte a été revendiqué par le collectif citoyen perpignanais Les Effrontés. Une place renommée en l'hommage de cet ancien cadre de l'Organisation armée secrète (OAS) et député FN des Pyrénées-Orientales, décision qui avait été adoptée en conseil municipal au mois de septembre.
Une plaque déjà dégradée dans le passé
Le 29 octobre dernier, environ 200 personnes avaient ensuite protesté contre ce projet de la municipalité, dénonçant "une injure aux familles des victimes", "une tentative de dédiabolisation de l'OAS", ou encore "une démarche révisionniste".
La plaque avait ensuite été fixée dans les semaines suivantes en bordure du boulevard Bourrat, sans inauguration officielle ou en présence de la presse. L'écriteau avait ensuite subi des dégradations, notamment au cours des manifestations contre la réforme des retraites.
Ce mercredi soir, les deux plaques au nom de Pierre Sergent ont été retirées de l'espace public. Contactée, la mairie n'a pas réagi à notre sollicitation.