Marche néonazie autorisée
à Paris, rassemblements
en soutien à la Palestine interdits
Non vous ne rêvez pas, ces images ont bien été tournées en 2024. Ce samedi 11 mai, une marche néonazie a été autorisée à Paris réunissant des groupuscules d’extrême droite dont le GUD (Groupe Union Défense) et les Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires. Deux poids deux mesures quand on se souvient que des rassemblements en soutien à la Palestine ont eux été interdits depuis le 7 octobre.
GUD : Quand Marine Le Pen défendait
des antisémites
Entre 500 et 800 nervis néo-fascistes – un chiffre probablement jamais atteint par la mouvance d'ultradroite –, ont défilé tranquillement à Paris ce samedi, dans un rituel chorégraphique martial. D'abord interdite, la manif a finalement été autorisée par le tribunal administratif. Ils commémoraient le 30ème anniversaire de la mort de l'un des leurs, le 9 mai 1994, voulant échapper à la police après une manifestation interdite. Une commémoration qui fait ressurgir les fantômes d'un passé embarrassant pour Marine Le Pen, cette époque où elle et son parti étaient proches de ces groupes radicaux, antisémites et... soutiens du Hamas.
Quand Marine Le Pen défendait des antisémites, soutiens du Hamas !
Ils étaient entre 500 et 800, presque exclusivement des hommes, à arpenter ainsi tranquillement les rues du centre historique de la capitale dont ils ont été les maîtres pendant deux heures, bousculant parfois vigoureusement journalistes ou curieux qui resteraient un peu trop longtemps à leur goût sur leur passage. A plusieurs reprises, ils se sont faits conspuer par des passants sidérés ou révoltés par cette marée brune.
Une manifestation que la préfecture de police de Paris voulait interdire, mais que le tribunal administratif a finalement autorisé. Depuis 30 ans qu'existe cette manifestation en honneur de la mort d'un militant pétainiste et antisémite, elle n'avait jamais réuni autant de monde. Toute la fine fleur de l'ultradroite violente s'y était donnée rendez-vous : nous avons notamment repéré trois néo-fascistes de Besançon, deux de Clermont-Ferrand, des hooligans de Caen et de Reims (les Mes Os). Également présents, des néofascistes italiens, allemands et hongrois.
Cette manif dite du 9 mai a une histoire longue de 30 ans. Ce passé, resurgi du crépuscule du siècle dernier, c'est tout ce que Marine Le Pen voudrait gommer de son histoire officielle, de ses amitiés de jeunesse et de celle de son parti. Elle ravive les fantômes d'un passé pas si lointain, d'une époque jamais vraiment révolue où son parti et - celui de son père - fricotait avec des antisémites. Un comble pour celle qui, aujourd’hui, défile contre l’antisémitisme et se pose en défenseuse inconditionnelle d’Israël.
La jeune avocate Marine Le Pen.
Image DR
En défilant tous les ans, c'est aussi la mémoire de cette époque que le comité du 9 mai veut honorer. Une mémoire que la désormais dédiabolisée Marine Le Pen, possible future présidente de la République, voudrait effacer à jamais.
SOURCE : GUD : Quand Marine Le Pen défendait des antisémites (blast-info.fr) (Extrait)