
3 Palestiniens ont été tués cette nuit dans les bombardements sur Gaza.
Bayan Khamesh, un an et demi ainsi que sa mère Ines, âgée de 23 ans et enceinte de 9 mois, étaient l'une des cibles militaires israéliennes aujourd'hui 9 août 2018.
... Le monde devrait avoir honte de son soutien militaire à Israël! Plutôt que d’inviter Netanyahu, la France par l’intermédiaire de Macron ferait mieux de condamner cette politique colonialiste et criminelle.
R.I.P petit ange


Lundi 14 mai 2018 par le Bureau national de l’UJFP
Le bilan s’aggrave d’heure en heure à Gaza. Il était le 14 mai à 18 h 30 de 53 morts (dernier bilan connu : 60 morts, mardi 15 mai) et plus de 2 000 blessés.
Comme aux pires heures de l’histoire de l’humanité, une armée tue froidement et méthodiquement la population civile en toute impunité. Et elle utilise des armes qui estropient ceux qu’elle ne tue pas.
Les assassins pyromanes Trump et Nétanyahou mettent à feu et à sang le Proche-Orient en inaugurant l’ambassade états-unienne à Jérusalem. 70 ans après la Nakba, le nettoyage ethnique prémédité du peuple palestinien de sa terre, ils veulent faire plier ce peuple et le faire capituler sur ses revendications légitimes.
Les Palestiniens demandent la liberté, l’égalité et la justice. Leur combat, c’est celui de toute l’humanité.
Tuer froidement des civils sur les grilles du camp de concentration où on les a enfermés, c’est un crime contre l’humanité. Les responsables de ce crime devront être jugés et condamnés.
Ce crime a été annoncé à l’avance. Les dirigeants de ce monde qui maintiennent des relations cordiales avec le gouvernement israélien portent une responsabilité terrible, en particulier le gouvernement français.
Le comportement de dirigeants arabes comme ceux d’Arabie Saoudite et d’Égypte qui participent à l’étouffement du peuple palestinien, est ignoble.
Nous exigeons de notre gouvernement qu’il intervienne et qu’il sanctionne les assassins. Les laisser impunis, c’est être complice.
Nous appelons dans toute les régions et dans toutes les villes la population à descendre dans la rue, à refuser de laisser faire.

Je suis juif, et aujourd’hui j’ai honte
Serge Grossvak,
de l'Union Juive Française pour la Paix
Je suis juif et j'entends ces bruits, ces bombes, ces souffrances qui hurlent. C'est l'histoire qui me revient pour m'éclater à la face. L'histoire que mes parents m'ont léguée pour honnir la guerre honteuse. Je suis juif et je vois le sang, le sang qui coule sous les bombes comme à Guernica. Je suis juif et je sais la révolte désespérée contre l'étouffement et la famine du ghetto de Varsovie. Je sais l'indifférence absolue qui précédait, comme à Gaza.
Je suis juif et je suis frère de racine et d'histoire de ces hommes d'Israël. Ces fils de victimes adossant aujourd'hui l'armure des bourreaux. Quelle honte, quel désespoir de voir ceux qui ont tant souffert, qui ont été tant terrorisés n'engendrer de leur passé qu'un abominable dédain pour l'âme humaine !
C'est à désespérer. Est-ce la victoire posthume d'Hitler que cette sauvagerie distillée ? Est-ce sa victoire que ce reniement de l'humanisme ? Ah ma mère ! Je me souviens lorsqu'enfant tu me fis l'apprentissage de ce gardien d'immeuble qui vous avait averti, il était communiste, puis de ces religieuses vous extrayant d'un Paris devenu trop dangereux. Ah ma mère ! Je me souviens de ce poème d'Aragon où le résistant arménien avait pour derniers mots « vive le peuple allemand » devant les Nazis qui allaient l'achever. Ma mère, où se cache aujourd'hui la dignité de nos frères d'Israël ou de notre famille aveuglée de haine et de conquête ? Ma mère, il était dur de naître en portant les souffrances de vos vies, mais les enfants d'aujourd'hui vont devoir affronter bien pire : la honte !
Gaza martyr et rien d'autre ne vibre dans leur âme qu'un énervement et une volonté de soumettre ! Que leur demeure-t-il de sens humain ? N'auraient-ils plus qu'un Trump et un Nétanyahou dans les os ?
Les Palestiniens perdent leurs chairs, leur sang, leur terre.
Les juifs perdent leur âme, aveuglément engagés derrière l'État d'Israël.
L'horreur s'ajoute à l'horreur sans jamais permettre qu'émerge une étincelle d'intelligence. L'intelligence, la bonne intelligence. La Paix ! Cette Paix qui en tout lieu du monde a la même science : celle du respect partagé. Cette Paix de Kant pour tous les peuples de la terre.
Ce respect est honteusement dénié en affamant, en occupant, en excluant, en dominant. Ce déni qui légitime la rage et fait monter les haines. Ce déni qui rend impossible la fin des armes et des souffrances. Ce déni qui nous plonge dans un massacre récurent où la vie n'a plus la valeur d'une vie.
Le respect, c'est le Droit, partout dans le monde. Le respect, c'est Israël entrant dans la Loi du monde, comme tout le monde. La Loi du monde délimite des frontières depuis 40 ans. Au-delà de ces frontières rien n'est à régenter, à occuper. Des frontières où commence la liberté des autres. Des frontières, tout simplement, comme partout dans le monde. Des frontières pour que monte le respect, premier pas, tout premier pas des humains.
Pour que demain les peuples partagent leurs rêves et que les frontières soient une invitation amicale aux rencontres.
Serge Grossvak,
de l'Union Juive Française pour la Paix
Proche-Orient."Je m'appelle Hilel Garmi j'ai 19 ans et je refuse de servir dans l'armée israélienne"

Hilel Garmi, un jeune juif israélien arrêté par l'armée israélienne pour avoir refusé de servir dans l'armée israélienne. Crédit photo : Facebook / Hilel Garmi
Dans un post Facebook daté du 5 août 2018, Hilel Garmi, un jeune juif Israélien de 19 ans explique les raisons de son refus de servir dans l'armée israélienne. Parce qu'il ne s'est pas présenté à sa base militaire, des soldats sont venus à son domicile l'arrêter.
Chaque année, des centaines de jeunes juifs israéliens s’opposent à leur intégration dans l’armée. On les appelle les "refuzniks". Tous s’élèvent publiquement contre les méthodes de Tsahal dans les territoires occupés palestiniens. A leurs risques et périls... Hommage à tous ces "justes".
Voici la traduction en français de son message :
"Je m’appelle Hilel Garmi. J’ai 19 ans, et je devais être incorporé dans l’armée israélienne au début août 2018.
Récemment, dans le contexte des manifestations gazaouies près de la barrière construite à Gaza, j’ai pris le temps de lire les déclarations d’Ahmed Abu Ratima, l’un des organisateurs de ce mouvement et j’ai été très impressionné de découvrir ces gens qui ont opté pour des alternatives non armées, pour aborder la question de la situation entre la Méditerranée et le fleuve Jourdain.
Comme eux, je crois en la désobéissance civile pour souligner le caractère illégitime de notre régime. Mon frère aîné et mes deux sœurs ont fait leur armée. Et quand j’étais petit, le passage par l’armée était pour moi non seulement une obligation inévitable, mais aussi un des objectifs qui me fascinaient ; et je voulais servir dans une unité d’élite.
Mais en grandissant, et en étant convaincu que tous les êtres humains sont égaux, j’ai changé d’avis. Je ne crois pas à l’existence d’un dénominateur commun entre Juifs qui feraient d’eux des êtres différents des Arabes. Je ne vois pas pourquoi je devrais être traité différemment d’un enfant né à Gaza ou à Jénine. Et je ne pense pas que les souffrances ou les joies soient plus importantes pour les uns que pour les autres.
Alors, je me suis demandé pourquoi 3 millions d’habitants de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est vivent sous occupation militaire depuis plus d’un siècle, et pourquoi 2 millions de Gazaouis subissent un siège militaire, imposé depuis plus de 10 ans par Israël sur terre, mer et dans le ciel.
Qu’est-ce qui donne à Israël le droit de gérer la vie de ces 5 millions d’êtres humains ? De décider de leur droit de circuler, d’importer, d’exporter, de pêcher ou d’avoir de l’électricité ? De pouvoir les arrêter à tout moment ?
Pas question pour moi de participer à un régime aussi anti-démocratique, et à tous les maux qu’il impose aux Palestiniens dans leur vie quotidienne, afin de permettre à une autre population de prendre leur place.
Il y a des lignes rouges qu’on ne peut franchir, et pour moi celles-ci sont infranchissables.
Ma décision de rendre ceci public est liée au fait que je suis convaincu que la désobéissance civile peut amener des changements sociétaux, en faisant appel au sens de la justice des plus privilégiés qui vivent dans cette région.
Si les manifestants de Gaza ont le courage de recourir à cette option, je me sens l’obligation et le pouvoir, en tant que personne née du côté de ceux qui détiennent le pouvoir, de m’engager également dans cette voie.
Cliquez sur ce lien : Ils sont des centaines chaque année...