« Qu'ils viennent me chercher dit le chef... »
"Tar' ta gueule à la récré répondent les "ils"
En conclusion Marlène Schiappa : du « Casse-toi, pauv' con ! » de Sarkozy au « qu’ils viennent me chercher de Macron « les Français en ont vraiment ras-le-bol de ces comédiens politiciens arrogants et provocateurs… seuls les riches ne se plaignent pas…

L'affaire Benalla ? Personne n'en parle
à Pierre-de-Bresse selon Marlène Schiappa
Les Bressans se ficheraient-ils de l'affaire Benalla ? C'est ce que pourrait laisser penser Marlène Schiappa. La secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, était l'invitée de France Info ce mercredi matin. Selon elle, l'affaire n'est pas "une obsession pour les Français", citant en exemple les rencontres qu'elle a pu faire le week-end dernier à Pierre-de-Bresse.

Marlène Schiappa, secrétaire d’État à l’Égalité femmes-hommes. Photo d'archives AFP
Ce mercredi matin, France Info recevait la secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, pour échanger avec elle sur l'affaire Benalla.
Dans cette interview, la secrétaire d’État estime que cette affaire n'est pas "une obsession pour les Français", elle évoque en exemple son passage en Bresse ce week-end, où, selon elle, personne ne parle de ça : "Samedi et dimanche, j'étais en Bourgogne dans un village qui s'appelle Pierre-de-Bresse chez ma sœur. Ce que je peux vous confirmer, (...) c'est que les gens, que ce soit au marché, dans les parcs pour enfants, dans la rue, dans la forêt au cours des promenades, dans les barbecues avec les voisins, ce n'est pas un sujet qui les intéresse", a-t-elle expliqué.
Dans cette interview, elle a tout de même reconnu la vidéo a choqué, notamment "le fait que quelqu’un qui n’est pas policier prenne un rôle de policier parce que ma conviction, c'est que les Français et les Françaises sont attachés à leur police".
Cliquez sur ce lien pour voir la vidéo concernant Marlène Schiappa : https://twitter.com/twitter/statuses/1022014150015369218

Les « Ils » et le "chef"
« Qu’ils viennent me chercher"... — C'était clair pour tout le monde, que c'était lui, et lui seul, le responsable. Personne n'en avait jamais douté. — Mais en quoi la prise de parole du président de la République, hier soir, devant un groupe de députés amis, est-elle choquante, et en quoi est-elle dangereuse ? —
C'est que, d'après internet — le président a mêlé toutes les accusations qui s'étaient développées contre lui, et qu'il a repris en particulier les accusations infamantes, issues de sites d'extrême-droite (comme quoi cet Alexandre Benalla était son amant, ou l'histoire imbécile du code nucléaire) avec les autres accusations, de favoritisme, d'avantages en nature accordés à son garde du corps — et sur les raisons pour lesquelles il était possible qu'un homme de vingt-six ans se mette à la place des services de protection de l'Etat et puisse dire, par exemple, pendant l'épisode — finalement calamiteux — de la remontée des Champs-Elysées par les Bleus — "moi, le préfet, je l'emmerde". Et si Benalla n'était pas destinataire de 300 mètres carrés quai Branly, — et s'il ne touchait pas 10.000 euros par mois (prenons en acte), mais, alors, combien ? — Mettant sur le même plan, dans la même phrase, des saloperies complotistes et le travail normal de la presse, des députés, et, finalement, les interrogations de tout un chacun, le président a donc créé un corps d'ennemis, qu'il appelle "Ils".
"Qu'ils viennent me chercher."
Non, en démocratie, on ne vient pas "chercher" un "chef". Personne ne doit venir chercher un homme providentiel. On élit un homme, normal, qui est censé travailler selon des règles connues de tous, au nom de ce "ils" qu'on peut, tout bêtement, appeler le peuple.
"Je réponds aux Français" a dit le président. Et pas, donc, aux "ils".
Si les "ils", pour lui, ce ne sont pas les Français, — ces "ils" étant ces deux fondements de la démocratie que sont la presse et le parlement — "ils" sont quoi ? Une superstructure de parasites qui empêchent la communication directe entre le chef et son peuple ? C'est-à-dire que, la démocratie, au fond, on n'en a pas besoin ?
Parce que l'impression que laisse cette phrase est d'autant plus pénible, qu'au fond, le président élu dit le contraire de ce qu'il est censé avoir voulu dire : oui, pour lui, les Français sont des "ils", — et, face aux "ils", il y a un "moi".
Et ce "moi", c'est le "chef".
Mais "le chef de l'Etat" n'est pas le "chef". Il est notre représentant suprême. Le "chef", jusqu'à plus ample informé, par toutes ses (faillibles et perfectibles) institutions, pour lesquelles des générations ont lutté, et souvent au prix de leur vie anonyme, c'est le peuple français.
Malheur à qui l'oublie.