Stèle OAS du cimetière nord
de Perpignan : "Nous exigeons qu’elle
disparaisse de l’espace public"

Mobilisation pour le retrait de la "stèle de la honte" ce vendredi 7 juin 2024 devant la mairie de Perpignan. L'Indépendant - A. A.
Ce vendredi 7 juin 2024, le Collectif pour une histoire franco-algérienne non falsifiée a manifesté devant la mairie de Perpignan. Il réclame le déménagement de la stèle du cimetière nord qui rend hommage à des membres de l’organisation pro-Algérie française OAS condamnés par la justice française et fusillés, notamment pour avoir fomenté des attentats.
Changement de programme. Cette année, le Collectif pour une histoire franco-algérienne non falsifiée n’a pas mobilisé ses troupes au cimetière du nord, mais devant la mairie de Perpignan. Cependant, la revendication reste la même : obtenir le déménagement de la stèle qu’une association (l’Adimad) a fait ériger en 2003, avec l’aval de la municipalité de l’époque, et qui rend notamment hommage à des membres de l’Organisation de l’armée secrète (OAS).
Problème : cette organisation pro-Algérie française, fondée en 1961 est responsable de toute une série d’attentats et d’environ 2 000 morts. Plusieurs noms gravés sur la stèle (Degueldre, Dovecar, Piegts…) sont ceux de responsables de la branche armée de l’OAS condamnés par la justice française, puis fusillés.
"Le 7 juin 1962, coupables d’avoir exécuté le commissaire Gavoury, deux des derniers membres du sinistre commando Delta 1, le bras armé de l’OAS, ont été condamnés et fusillés, rappelle l’une des porte-parole du Collectif pour une histoire franco-algérienne non falsifiée, Josie Boucher. Depuis 2003, à cette date, les nostalgiques de l’Algérie française organisent une cérémonie en l’honneur de ces criminels devant la stèle du cimetière nord."
Ce 7 juin 2024, après plusieurs années lors desquelles aucun hommage d’envergure ne semble s’être déroulé au cimetière, les membres du collectif ont décidé de se mobiliser en centre-ville afin d’être plus visibles. "Mais la stèle de la honte est toujours là, reprend Josie Boucher. Nous exigeons qu’elle disparaisse de l’espace public."
Sollicité avant le scrutin européen, le maire RN de Perpignan, Louis Aliot, n’a pas souhaité livrer son opinion sur le sujet.